Stanisław Kania

homme politique polonais

Stanisław Kania, né le à Wrocanka et mort le à Varsovie, est un dirigeant communiste polonais.

Stanisław Kania
Image dans Infobox.
Stanisław Kania en 1979.
Fonction
Premier secrétaire du Parti ouvrier unifié polonais
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
Varsovie (Pologne)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Autres informations
Partis politiques
Parti ouvrier polonais (-)
Parti ouvrier unifié polonais (-)
Union social-démocrate polonaise (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Union des Combattants pour la Liberté et la Démocratie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Arme
Distinctions
Liste détaillée
Chevalier de l'ordre Polonia Restituta
Ordre de la Bannière du Travail, 2e classe
Officier de l'ordre Polonia Restituta
Ordre de la Bannière du Travail, 1re classe
Ordre des bâtisseurs de la Pologne populaire (en)
Croix du Partisan (en)
Médaille du 10e anniversaire de la Pologne populaire (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Stanisław Kania (grób) 02.jpg
Vue de la sépulture.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Né dans une famille paysanne à Wrocanka, un village du sud-est du pays (aujourd'hui dans la voïvodie des Basses-Carpates), Stanisław Kania est apprenti-forgeron quand il s'engage dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1944, dans le Bataillon paysan[1].

Carrière politiqueModifier

En 1945, il rejoint le Parti ouvrier polonais (communiste), puis le parti qui lui succède, le Parti ouvrier unifié polonais (PZPR ou POUP), le parti dirigeant sous la République populaire de Pologne[1].

Entre 1950 et 1952, il fréquente l'école du parti. En 1971, il est nommé secrétaire du comité central, et en 1975, membre du bureau politique du POUP.

Le , pour remplacer Edward Gierek, le comité central l'élit Premier secrétaire du POUP, la fonction la plus importante de l'État[2].

Réformateur, il rencontre Lech Wałęsa et les dirigeants de Solidarité, tente d'engager quelques réformes politiques et économiques, et ne se prive pas de critiquer la trop grande influence soviétique sur le pays.

Impopulaire au sein du Parti, il est mis en minorité par le comité central le , et remplacé par le Premier ministre et ministre des armées, le général Wojciech Jaruzelski.

En 1990, il rejoint un petit parti, l'Union sociale-démocrate polonaise, et n'intervient plus sur la scène politique.

Il meurt le , des suites d'une pneumonie, cinq jours avant son quatre-vingt-treizième anniversaire[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (en) Dennis Hevesi, « Stanislaw Kania, 92, Polish Leader During Solidarity’s Rise, Dies », sur The New York Times,
  2. Journal de l'année, édition 1981, Larousse, (ISBN 2-03-524315-7), p. 224

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